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Le sens du Covid-19

Mis à jour : il y a 4 jours

Cet article a été initialement publié sur linkedin le 23 mars 2020.


Fin de la première semaine de confinement. Je ne peux que me réjouir de certaines initiatives dont j'ai eu écho cette semaine. Des sociétés telles que Petit Bateau ou Razer se sont engagées dans la fabrication de protection respiratoire. Evian met à disposition ses lignes de production pour fabriquer des contenants supplémentaires pour le gel hydroalcoolique. Des individus, tout comme le colibri de la fable rendue célèbre par Pierre Rahbi, agissent et lancent des initiatives à leurs niveaux. Jusqu'à ces 35 députés qui travaille à une proposition d'un plan de transformation de la société. Ces quelques exemples parmi tant d'autres moins médiatisés démontrent la possibilité d'auto-organisation naturelle par contribution engagée de valeur. Nous sommes en fait déjà en harmocratie ! Avec pour seul prérequis la volonté de le faire. Le groupe Daimler a expérimenté cette pratique. Les employés choisissent les éléments de leur travail sur une liste publique et s'engagent à leurs manières et selon leurs propres capacités. Nous avons déjà des solutions au travail de demain. Pour s'engager en toute conscience, chaque être humain doit se reconnaître dans une utilité plus grande, dans l'expression de son apport de valeur au Monde. Ainsi, le sujet de l'utilité sociale de chaque être humain et de chaque organisation, autrement dit la véritable raison d'être de tout à chacun, devient un vrai questionnement pour une partie d'entre nous. Mais cette préoccupation n'est absolument pas une nouveauté. Elle est au cœur de toutes les religions et de toutes les pratiques spirituelles. Cette crise passagère nous le rappelle, un rappel à la nature même de l'être humain.


Oui, j'affirme que cette crise est passagère. Toute crise est par nature passagère. Il n'y a que deux sorties possibles. La première est la plus courante : revenir à une situation plus ou moins identique à la situation d'avant crise, sans aucun changement de nos modèles mentaux, conséquence de la lutte contre le changement. La seconde est que la crise change l'ensemble des paradigmes sur lesquels se fondent nos modèles de pensées. L'avènement d'une situation « normale » en disruption totale. Cette semaine, j'ai également lu beaucoup d'articles annonçant que cette crise débouchera sur la seconde sortie. J'émets mes réserves. Non pas parce que je ne veux pas que cela arrive, bien au contraire. Mais parce que je pense que le biais cognitif de confirmation est entré en jeu. Ces publications sont écrites pour la plupart par des coachs, par des professionnels de la spiritualité ou encore par des experts des organisations et du management. Certains écrits sont mêmes rédigés par mes amis et amies. Je crains que nous voyions des signes qui confirment ce que nous pensons, depuis quelques années déjà, être le futur de nos organisations. Aujourd'hui, je ne constate pas de véritable bascule de masse vers de nouveaux modèles mentaux. J'entends toujours parler de lutter contre le virus, qu'il faut le combattre, et pleins d'autres termes qui reflète que le paradigme de compétition est bien ancré. Autre illustration : l'augmentation des articles auto-promus sur les initiatives à valeur sociétale, une course à celui qui sera le plus utile et reconnu comme tel.


Comme le dit le médecin urgentiste Sophie Mainguy, « nous ne sommes pas en guerre et n'avons pas à l'être ». Là serait un véritable changement de nos modèles mentaux. Nous vivons dans le monde, pas dans notre monde. Rien ne nous appartient. Le coronavirus est un organisme vivant et a autant droit que nous dans ce monde. Voilà la force de l'harmocratie : changer les modèles mentaux pour redonner aux êtres humains et aux organisations leurs véritables places dans l'harmonie du monde. Le monde est par nature un écosystème, un tout régulé pour développer la diversité. Dans la forêt boréale, les jeunes lapins raffolent de l'écorce des pins ponderosa. Le lynx boréal à lui-seul est incapable d'endiguer la prolifération des rongeurs. Les pins ponderosa privés de leurs écorces sont plus sensibles aux maladies et aux attaques de champignons. Arrive alors un seuil critique où le pin sécrète une toxine qui ralentit le métabolisme des lapins. Le lynx attrape de plus en plus de lapins. La population diminue. Lorsqu'elle atteint le « seuil bas », le pin arrête la production de toxine, et la population des rongeurs commence à augmenter de nouveau. Encore un mystère inexpliqué du monde.


Avec cette vision de l'harmonie, le Covid-19 ne serait-il pas l'agent de régulation du coronavirus appelé « homme » ?


#harmocratie

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